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La vie débute avec la présence de l’autre : « j’existe d’abord au travers du regard d’autrui ».
L’exemple typique est le nourrisson qui se réalise fondamentalement par le contact (le portage) et le regard (la parole) de sa mère nourricière ou de son substitut, il devient ainsi, par sa première relation à l’autre (miroir de soi), conscient de sa présence au monde (autrui – moi).
Il s’individualise par la reconnaissance qui lui est donnée en tant qu’être (altérité).
La relation à l’autre conduit ensuite à la relation à soi pour atteindre l’unicité (l’être unique et entier) et l’harmonie dans la relation au monde : « je créé et fais exister mon propre monde intérieur, accordé à celui qui m’entoure et qui implique celui d’autrui ».
La relation à l’autre énonce ainsi l'intimité de la relation à soi, dans le sens que le moi (l’être conscient) convoque sa copie par l'attraction de la connivence et de l'identique ou son complément par son manque : « l'autre représente alors le semblable ou l’inexploré de soi ».
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Le rapprochement relationnel favorise le partage des qualités de chacun en permettant la croissance et l’épanouissement mutuels.
Par conséquent, la relation au monde rend possible le réaménagement de la relation à soi-même pour rétablir l’unicité de celui que je suis en réalité : « il est essentiel de changer le regard que je porte sur le monde pour modifier le regard que je porte sur moi-même ».
La recherche de sens existentiel qui consiste à se réconcilier avec sa nature profonde se développe alors sur la compréhension des interactions de soi avec son environnement : « il est essentiel de changer le regard que je porte sur moi-même pour modifier le regard que je porte sur le monde qui m’entoure ».
Par une compréhension différente de la réalité, l’autre est donc le support fondamental à l’expression de soi et le miroir qui engage la connaissance de soi : « la réflexion en miroir de quelque chose de l’autre sur moi-même me permet une perception et une compréhension inédites de mon monde intérieur ».
Les observations et les questionnements guident ainsi la (re)connexion à soi par l’ajustement d’un regard inspiré à l’intérieur de soi-même.
















