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L’évolution psychique et la voie existentielle émergent clairement dans les relations au travers de l’interaction de soi avec le monde et du partage subjectif des perceptions de la réalité, des émotions, des sentiments et des représentations significatives.
En l’absence de contradiction et de désaccord psychique, il ne peut exister de conflit existentiel : « je ressens (sensation corporelle), alors je symbolise (je pense) le ressenti (je pense ce que je ressens), l’émotion se concrétise ainsi dans le sentiment (ressenti symbolisé) et s’exprime tel qu’il m’apparaît ».
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En adoptant une attitude de disponibilité, de bienveillance et de réceptivité (ouverture) à soi-même et au monde (à l’autre), l’individu se permet d’être dans un prolongement où la seule rupture consisterait dans un refus volontaire de sa propre réalité (certains mécanismes psychiques défendent la conscience de ses propres caractères et de sa nature véritable, donnant une impression d’irréalité de certains faits).
Par conséquent, il est important de réaliser tout d’abord un lien affectif à soi-même pour se rendre cohérent et aviver la confiance de soi afin que les actions manifestées par le corps (émotions, comportements) soient sur une ligne ajustée à la conduite de la pensée : « je dis ce que je fais et je fais ce que je dis » en tant que chemin d’une communication intérieure.
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L’accord des perceptions, des représentations et de leurs expressions forme alors un alignement de la conscience avec ses propres désirs et besoins.
Pour réaliser cet alignement et accorder les perceptions, émotions, pensées, idées, croyances, représentations, paroles et comportements, seule l’ouverture à soi permet de rétablir le lien de cohérence avec soi-même.
« Comme je ne peux réellement devenir un autre, je prends conscience que je suis moi, ce qui occupe déjà beaucoup mes pensées.
Aurais-je la chance ou la capacité à être un autre, celui-ci risquerait de ne pas me convenir mieux. J’évite alors la tromperie de moi-même en étant réellement qui je suis.
Ce que j’ai à faire est de m’observer et de me considérer congrûment afin de me comprendre et de m’accepter, si je le fais et, sans devenir un autre, je change en restant moi-même ».
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Si la conscience se cache de ses ressentis profonds en les réprimant et en retenant leur expression : « j’ai peur de dire que je te considère comme une idiote », elle se protège d’une défaillance d’estime ou d’un défaut subjectif de la représentation de soi.
C’est par la prise de conscience des ressentis déterminants de sa vie passée (identifications, généalogie, expériences, croyances) et par le regard intérieur de l’introspection que l’individu va à la recherche de qui il est : « je suis là en tant que conscience de moi (personnalité) au sein de mon environnement avec mes émotions et la mémoire de mon vécu intérieur ».
Trouver l’origine exacte des pensées, des propos et des actes : « je regrette d’avoir toujours fait les mauvais choix », c’est découvrir une raison d’être cohérente permettant de conduire l’existence de la façon la plus congruente et adéquate possible : « j’ai peur de réussir, alors j’imagine être idiote, je me déculpabilise ainsi de rater ».
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La conscience de soi : « j’existe en tant que moi » permet de se relier à son centre : « j’ai le sentiment d’être à ma vraie place si je suis en moi (centré), avec la conscience d’être au centre de moi et aligné, ni avant, ni après, ni en haut, ni en bas, mais juste là ».
L’ajustement de la représentation de soi à sa sensibilité et à ses caractères authentiques est alors un ralliement à soi permettant d’opérer la conversion des défenses de la pensée en acceptation, cohérence et réel consentement à être soi-même malgré un possible jugement défavorable d’autrui.
Le recentrage de la conscience préserve alors l’équilibre affectif en permettant la liberté de la pensée par le détachement de l’illusion des représentations de soi.
Le travail de l’introspection agit alors pour la réparation du lien entre les ressentis et leurs représentations : « si je suis une idiote, je suis certainement la seule à le penser » afin de ne plus être condamné à se protéger du regard de l’autre.
La conduite de l’objectivité amène alors l’individu à la rencontre de sa responsabilité et de sa subjectivité : « c’est moi qui le pense ».
L’acceptation de soi évite ainsi les conflits d’intérêt au sein de son propre appareil mental : « je ne mens ni à moi-même, ni à autrui ».
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L’absence de façade et le détachement d’un masque se distinguent par une liberté affective perceptible dans le discours et les attitudes dans la continuité de l’existence.
La congruence est en quelque sorte une recherche de soi et un retour à soi : « quelle est la partie de moi qui attend quelque chose de l’autre ».
Prenant racine sur une volonté de réconciliation avec soi, elle est une connaissance de soi authentique (en dehors de l’ego).
Une introspection (réflexion sur soi) est alors favorisée par la faculté de congruence : « qui est réellement l’être (moi) qui demande à exister ? ».
Du point de vue de la relation, il s’agit de réaliser l’ouverture à soi pour établir un rapport de confiance et d’ouverture à autrui.
















