papillon

Sous l’influence de l’environnement, déterminée par les injonctions et contrainte par les nécessités, la conscience compose une organisation mentale lui permettant la survie (fuite, affrontement, acceptation) et l’adaptation (victime, sauveur, persécuteur).

Cette structure mentale est la personnalité ou égo qui forme une projection (représentation) en tant qu’imitation de soi.

Son objectif est de réparer l’inacceptable insuffisance de reconnaissance nourrissant le narcissisme (estime de soi).

La pensée de l’ego est ainsi le substitut (remède) identitaire répondant aux exigences d’un idéal du moi né des croyances, des frustrations et des identifications aux postures de rôles.

La conscience créé des représentations de soi et de la réalité dans l’illusion d’un monde subjectif, confortable, celui du moi constitué de l’ego autarcique :

« l’ego est une image du moi (celui que je crois être), construite en dehors d’une réelle connaissance de soi et l’impression truquée ou le sentiment obstiné d'être celui-ci ou d'avoir (posséder) cela ».

Fondamentalement, l’ego n'existe pas indépendamment, il existe uniquement dans la dualité, c’est à dire dans une relation à un objet particulier réel ou imaginaire, la conduite égotique procure ainsi l’impression (illusion) de vivre entièrement par la relation à l’autre, devenant ainsi une relation de dépendance (négation de l’altérité).

La solitude provoque alors la souffrance existentielle de l’ego, déchiré par l’absence ou l’impossibilité de relation à ses objets (l’individuation rompt la dualité conscience – égo).

En tant que construction d’une représentation de la personnalité, l’antagonisme de l’ego et du principe « soi » créateur situé en dehors des injonctions, des interprétations et des représentations (partage, sincérité, souplesse, douceur, sensibilité, tolérance, autocritique), le conduit aux postures inconfortables, aux perceptions et aux jugements erronés sur le monde objectif.

L’ego recherche l’estime et se manifeste notamment au travers des statuts, des actes éclatants et des relations sociales admirables.

Par conséquent, l’ego est difficilement transparent et accessible à la conscience, ce qui conduit l’individu à ne pas se connaître vraiment ni à se reconnaître exactement dans ses actes et ses pensées.

La composante égotique repose sur des croyances et images d’absolu (fantasme, idéal) et se concrétise par l'individualisme et l’autosuffisance des comportements de victimisation (fabulations de préjudice, d’outrage, d’atteinte au moi), d’autorité (rigidité, totalitarisme, persécution, tyrannie, dureté) ou des attitudes protectrices excessives.

L’ego est une fuite de soi en tant que figure défensive d’une faille narcissique précoce et lieu de sa réparation.

« Moi, je... » est une image de soi cristallisée née de l’affrontement de la conscience avec ses représentations (croyances, souvenirs rémanents et invariables) et ses expériences primitives (identifications, contextes, liens relationnels).

La présence de l’ego montre son utilité, il s’agit simplement de lui donner une juste place au sein de la conscience pour se préserver de ses effets.

Voici tous les articles du Carnet « S5 • Masque » :

Au fil des mots :

  • « Sentez-vous libre d'être qui vous êtes. »

    Anja

  • « Tout est lié, tout est en mouvement. »

    Anja

  • « Il ne faut pas de tout pour faire un monde. Il faut du bonheur, et rien d'autre. »

    Paul Eluard