papillon

J’ai amélioré ma propre connaissance par l’expérimentation et la pratique des E.O.Q.E. mais je réalise que je n’ai accédé à mon vrai centre.

La connaissance de soi est donc relative et incomplète, certaines choses restent dans leur état de matérialité inconscient et inaccessible, à distance de la symbolisation et de l’explication.

Mais, tout ce que j’ai découvert et appris de moi s'est inscrit définitivement dans mon corps et ma conscience (ainsi que dans mon inconscient qui s’en inspire).

Malgré les lacunes que je puis encore ressentir par ma conscience (mes pensées) dans la connaissance de moi-même, j’ai expérimenté la mise en jeu pour me détacher de l’indifférence affective, du fatalisme et du renoncement à devenir.

L’empathie et la congruence prennent racine sur une réelle connaissance de soi.

Avec le lien de confiance, elles constituent les préalables aux rapports que j’entretiens avec l’univers, elles engagent la qualité de mon existence (sans la santé, mon énergie est occupée à lutter au lieu de bâtir).

Alors, pour ne pas me tromper de monde, j’écoute les besoins de mon corps, je regarde mes pensées et j’accepte les sensations qui déterminent mes perceptions afin que mes activités et mes relations soient en accord avec mon être véritable (le caractère n’est pas dû au hasard) : « celui que je puis être est celui que je suis, il suffit de m’accepter tel que je suis ».

Celui qui aligne son corps physique (actions), son corps émotionnel (ressentis) et son corps mental (pensées) trouve sa juste relation avec lui-même, c’est ainsi qu’il lâche prise sur lui-même sans crainte de se dégrader ou de se détruire.

Réaliser un accord avec soi-même permet d’écarter de la relation ses jugements de valeur tout en restant relié à son corps émotionnel (centré).

L’existence demande simplement la connaissance suffisante de soi (la conscience se développe dans l’espace lumineux de la congruence pour mettre croyances et représentations à distance des liens affectifs) : « aucun être ne peux être totalement compris d’autrui, il peut uniquement tenter de se comprendre lui-même ».

L’existence est alors raisonnée (en dehors de la croyance) lorsqu’elle émane d’une action d’observation des signes existentiels et du questionnement de leurs significations : « progressivement, je développe la capacité à concevoir une représentation de mon fonctionnement mental, congruente, adaptée et utilisable », les réactions ordinaires, fusionnelles ou régressives et les réponses confuses, distantes ou rejetantes sont ainsi toujours évitées.

L’existence représente essentiellement un voyage vers soi aboutissant à la destination de l’autre dans sa relation au monde.

C'est ainsi que la distinction des subjectivités dans la relation d’altérité conduit à l’élargissement du champ des perceptions par le décalage des observations, des questionnements et des sentiments pour saisir l’ensemble des domaines affectifs de chacun : « lors qu’autrui m’observe, je vois par son regard l’ensemble de tous les éléments qui me constituent ».

Accueillir dans sa conscience une partie de la conscience d’autrui a néanmoins des conséquences personnelles : « par le rapprochement affectif, ma propre souffrance (deuils inachevés, relations, pertes, violences affectives) risque d’émerger et de résonner dans la relation, perturbant l’observation et l’interprétation des signes émotionnels et symboliques dans ma relation à moi, en brouillant de surcroît ma relation à l’autre ».

L'un des enjeux de l’individuation comme moyen d'action sur l’affectivité et les représentations symboliques inconscientes est d’opérer le détachement des représentations dévorantes.

Le lâcher-prise des injonctions, des événements et des sentiments négatifs décrit une règle existentielle fondamentale, s’agissant du détachement des croyances et des mécanismes défensifs (S6.4 - les mécanismes d’éloignement et de défense).

Une présence consciente à soi (centrage), l’attitude et la volonté de détachement des désirs et des intentions permettent alors d’opérer sa propre analyse introspective pour faire de la place à quelque chose du bonheur (lumière) et de la satisfaction d’exister (contentement spontané).

Voici tous les articles du Carnet « S7 • Lumière » :

Au fil des mots :

  • « Entreprenez l'impossible, l'impossible fera le reste. »

    François Caries

  • « La véritable discipline, c'est de ramasser des fraises sans en manger une seule. »

    Doug Larson

  • « Les conneries c'est comme les impôts, on finit toujours par les payer. »

    Michel Audiard