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La satisfaction des besoins de sécurité, de reconnaissance, de relation et de communication forme le préalable au développement de l’autonomie.
Des relations diversifiées, stables, satisfaisantes et équilibrées instaurent le sentiment de confiance placée en l‘autre et en soi-même pour favoriser l’évolution existentielle.
Trois critères inhérents à la relation fondent la stabilité d’un sentiment de confiance : la présence physique et mentale (disponibilité, vigilance, prévenance, constance), l’écoute empathique (reconnaissance de l’altérité, compréhension émotionnelle, bienveillance) et la congruence (sincérité, connaissance et affirmation de soi).
Les enjeux de l’approche affective, la sensibilité des perceptions et l’énergie émotionnelle inhérente des consciences déterminent de plus la possibilité d’une relation de confiance.
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Un rejet ou une résistance à la relation (attentisme, fatigue, report, aversion, fuite, dégoût, réticence, retrait) manifestent la peur et l’absence de confiance, concrétisées par la méconnaissance, la méfiance, l’hostilité ou l’agressivité : « de quoi veux-tu encore parler, il n’y a rien à ajouter, je t’ai tout dit et j’en ai trop dit ».
Une situation d’opposition demande à être perçue comme un élément signifiant de la relation pour orienter la réflexion sur des identifications : « je suis l’autre », des projections : « l’autre c’est moi », des enjeux ou des idées de croyance faisant entrave à la rencontre : « je me méfie de l’autre car il porte le reproche (jugement) ».
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Pour déverrouiller une impasse relationnelle, la présence vigilante et le discernement des besoins insatisfaits et des émotions possiblement intériorisées sont des outils susceptibles d’établir un lien affectif.
Étant donné que l’être est un espace qui relie le corps et la pensée : « par ma présence, j’existe entièrement, ici et maintenant » chacun, par sa parole, sa posture et son attitude devient le réceptacle de la parole de l’autre en même temps que son miroir.
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Il est donc important de cerner le mode relationnel afin d'échapper à une réclusion involontaire dans un rôle.
Le désir d’une proximité affective et l'excès de confiance (ingénuité) sont toujours significatifs d’un mode relationnel schématique (attachement, dépendance, soumission, domination, influence) et de ses intentions : « si j’attends un changement de mon contexte affectif par l’espoir d’une solution externe, j’ignore en être l’auteur en mettant autrui au défi de me guérir de moi-même ».
La dépendance aux liens relationnels décrit alors la difficulté d’autonomie affective dans le sens que le manque relationnel évoque le manque d'un besoin fondamental : « lorsque je suis dans l’attente émotionnelle de la parole de l’autre, je montre le désir d’une chose dont j’imagine manquer ou l’idée représentative que l’autre détient une chose à ma place, je deviens ainsi dépendant du lien affectif que je créé ».
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C'est par le discernement des enjeux et des intentions que l'individu évite de devenir l’objet du manque de l’autre dans les formes de dépendance affective de domination-soumission (oppresseur-opprimé).
Ainsi, la triade « bourreau – victime – sauveur » est un mode relationnel verrouillé dans lequel les rôles sont variables : « je te sauve pour me sauver de moi-même ».
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Les non-dits, les tabous et les secrets entravent l'expression des désirs.
Pour éviter l’asservissement de la conscience par le mécanisme du secret, il est important de ne pas être seul détenteur d'une information.
Exprimer un fait ou une pensée pour en être libéré est un accord de volonté qui ouvre l’espace de partage relationnel en délivrant la conscience de la peur par la parole.
Une pensée devient irrecevable par une croyance, une représentation et un sentiment interdit ou inavouable.
La rétention de la simple expression d'un désir vampirise et enferme l’individu dans son imaginaire, reclus en lui-même avec la figure imaginaire d'autrui.
Lorsque la répression de la pensée ou du désir (liberté d'être) est volontaire, elle est un élément signifiant d’un état de conscience soumis à la peur, à la honte ou au pessimisme, conséquent de l'insatisfaction des besoins de confiance, d’estime, de sécurité ou de communication.
La révélation confidentielle d'un désir inavouable : « tu es le premier à qui je le dis ! » décrit alors l’intention (prévenance, alliance, manipulation) et la nécessité d'une délivrance.
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Étant donné que les situations existentielles sont signifiantes par les circonstances de leur apparition et de leurs origines, l’expérience existentielle demande l’habitude pratique essentielle de la responsabilité (acceptation des effets de la réalité), de l’attention (écoute), de la confiance (en soi et en l’autre) et de la disponibilité (ouverture) à ses propres perceptions pour s’accorder à soi et à autrui.
« Si j’exprime une souffrance et demande à ne plus souffrir, je désire surtout être autre (être l’autre). Si ma conscience est orientée par l’idéalisation des satisfactions d’un désir, remuée par l’émotion de tristesse du manque affectif ou projetée dans le sentiment de désespoir par la peur de ma frustration, je ne vis pas mon besoin d’exister réellement dans l’instant qui se présente à moi en étant moi, en relation avec moi-même ».
















