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Les questions existentielles soulevées par l’étude des représentations du moi engagent chacun à cheminer sur sa propre voie pour accéder à sa propre vie.
Rester uniquement à l’endroit d'une représentation où la conscience se regarde elle-même (égo), sans peur ni honte, confiante et à l’abri (besoin de sécurité), dans un univers intime confortable, conforme, sans risque, sans confrontation au monde, éloigne l’être de la réalité de son existence et de l’expérience de son rapport d’altérité et de bienveillance au monde.
Un lieu de conscience défendu par une représentation de personnalité figée, pose la question du bonheur en tant que réclusion de l'être en soi dans un moi où le miroir intérieur serait le seul à pouvoir le comprendre : « miroir, dis-moi qui est la plus belle ? ».
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« L’intersubjectivité et les interactions émotionnelles dans le rapport à autrui conduisent à l'équilibre dans la relation au monde et à l’harmonie dans la relation à soi ».
Étant le résultat de l'introjection de toutes les projections (représentations) de l'environnement, la représentation du moi : « quelle idée je créé de moi-même ? » questionne : « comment être vraiment soi-même dans ce monde ? » et trouve une réponse simple : « j’existe en mettant en pratique tout ce qu’il m’est possible d’élaborer (ressentir, discerner, comprendre, connaître) en moi-même pour le réaliser à l’extérieur (créer et partager) et de garder présents à ma conscience la confiance, l’indulgence et le pardon, la faculté de discernement, la possibilité et l’intention de mon évolution ».
Une volonté consciente et la présence à soi (pleine conscience) conjuguées à la bienveillance préservent alors des inconvénients des représentations du moi par les comparaisons impulsives (concurrence) ou des sentiments de culpabilité injustifiés (victimisation) : « si je tends à la gratitude pour autrui, je suis, de la même façon, sensible, tolérant, bienveillant avec moi-même ».
Être en relation constante au monde dans l’émerveillement et la fascination de l’existence, c’est exister vraiment, « c’est ainsi que je pars à la découverte de qui je suis en parcourant le monde de mon environnement, je perçois alors ma présence, juste là mais dédaignée par un moi qui refuse de percevoir la réalité des choses en soi ».
Je m’affranchis de la question de « qui suis-je ? » en existant sans représentation dans l'instant présent.
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« Je n’évoque pas ce qui n’existe pas (encore) mais je contemple simplement mes sensations et mes sentiments au travers du spectacle que ce monde me procure dans l’instant présent.
Avec la congruence et la connaissance suffisante de moi, je perçois ma présence et la possibilité de ma réalisation existentielle ».
















