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La famille est un système qui cherche en permanence l’équilibre émotionnel et symbolique, son organisation est harmonieuse si elle repose sur les principes d’altérité (reconnaissance de l’ipséité de chacun), de sincérité (congruence) et de présence (affection) régissant toutes relations humaines.
Comme dans n’importe quel groupe social, la famille peut voir des sentiments d'injustice, de ressentiment ou de compétitivité entre ses membres, elle peut s’organiser autour de secrets, de rancœurs, d’événements traumatiques ou de conflits susceptibles de la diviser.
Afin de maintenir sa cohésion, le groupe familial peut faire le choix de l’attitude sincère et équitable de l’arrangement, de la régulation et de la résolution des problèmes ou celle de l’opacité, du mensonge ou du refoulement (oubli).
Certains actes et mots peuvent donc être cachés et oubliés (non symbolisés et refoulés) par défaut de prise de responsabilité (déni) et de sincérité (honte, peur) du parent ou du groupe familial les ayant conçus ou vécus.
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Tous les faits généalogiques sont ainsi des éléments significatifs qui façonnent l’histoire et structurent le mythe familial, formant une entité symbolique inconsciente propre à l’espace collectif.
L’inconscient individuel hérite alors des chroniques familiales qui se transmettent entre les générations pour constituer les légendes de l’histoire ancestrale : « il était une fois un général qui portait ton propre nom... » et la charpente existentielle de chaque élément de la tribu : « ton arrière-grand-père était un grand homme ».
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Les membres d’une famille sont donc rattachés par le lien génétique de la lignée mais également par le fil invisible, énergétique, immatériel et spirituel de la mémoire.
Par conséquent, l’individu soutient la mémoire du clan en portant l’inconscient (collectif) des traumatismes, des lacunes, des troubles existentiels, des faiblesses et des comportements constitutifs de ses parents, eux-mêmes affectés de manière inconsciente par le vécu de leurs aïeux. Étant soumis à des liens complexes tissés dans l’essaim familial, l’individu est donc moins libre qu’il peut le croire.
















