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Il existe des espaces écartés de la conscience dans lesquels les violences, les peurs, les colères et les frustrations sont refoulées (dissimulées).
Ces caractères cachés, primitifs et inadaptés représente l’ombre de la personnalité, mis à l’écart au sein d’un espace transitaire de l’appareil psychique (conscient ◄► ombre ◄► inconscient).
Même si la relation de la conscience avec son ombre est tronquée, cette dernière subsiste et s’engage dans l’ordinaire de l’existence à travers ses manifestations (mensonges, ruminations, perplexité anxieuse, actes manqués, inexplicables).
La rencontre avec l’ombre forme une étape importante de toute individuation. Le discernement et la conscience de cette part obscure est alors la source de toute transformation existentielle.
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Le développement et la réalisation de soi ne s’obtiennent qu’en résolvant les contradictions et en articulant les opposés.
Puisqu’une chose existe en regard à son contraire auquel elle se rapporte et se confronte, le rapprochement avec sa part obscure invite l’individu à s’en distinguer pour comprendre qu’il n’est pas, en lui-même, un être parfait.
En dépassant les croyances et les fausses certitudes, il peut s’accepter tel qu’il est, il ne juge plus, ni autrui, ni lui-même car il saisit la notion relative et subjective du bien et du mal, il devient alors compréhensif, bienveillant, profond et objectif.
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Le rapprochement de l’ombre est permis par le discernement des frustrations pénibles et des sentiments envahissants situés dans le domaine préconscient.
Pour ouvrir cet espace à la conscience, l’intention de se découvrir et de se révéler à soi-même est fondamentale.
La compréhension des expériences passées livre l’ombre à sa perception et à ses significations.
L’intuition de sa proximité émerge particulièrement par les résurgences dans la pensée de formes et de sensations du réel vécu symbolisés dans la mémoire (flashs, pensées automatiques).
Le saisissement de ce trouble de la pensée, associé à une sensation instantanée du corps mémoriel, présage le lieu de l’inconscience : « je pressens qu’il se produit, dans cette situation, une chose écartée, réfutée, oubliée, cachée et inconsciente, émergeant des frustrations et accidents de ma vie passée ».
















