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L’ombre n’est pas éduquée, elle constitue la part des émotions authentiques (tempérament) et des sentiments (caractère) impolis, rejetés, censurés ou travestis par la civilité obligée de la personnalité et de sa représentation sociale.
L’ombre s’oppose à la décence du masque social en formant la dichotomie manichéenne (bien - mal) qui se révèle au travers de la culpabilité et du jugement (d’autrui et de soi) interdisant la congruence, la compréhension, la bienveillance et l’objectivité d’un regard sincère sur soi (introspection) et sur le monde.
Le caractère obscur, animé de terreur, de haine, d’angoisses, de désirs ou de frustrations se trouve dissimulé derrière les représentations lisses et les comportements socialement acceptés.
La part inacceptable de l’ombre obscure souffre ainsi derrière le masque du « tout va bien ! ».
Les résurgences du conflit de la conscience avec son ombre dans une crise régressive est rapidement résolutive par le retour inopiné du masque : « j’étais hors de moi (dans mon ombre) mais je suis revenu à la raison (à mon conditionnement), je vais bien maintenant (j’ai remis le masque) ! ».
L’omniprésence d’une nature interne rejetée, étranglée et soumise à la civilité du masque constitue la contradiction de la construction mentale de l’individu.
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La désunion de la personnalité forme ainsi un conflit psychique majeur émergeant dans les moments d’hypovigilance et lors de contextes difficiles.
Les situations de la vie quotidienne représentent des modèles conceptuels et représentatifs devant lesquels l’individu s’engage : « malgré mon grand désir je ne pouvais faire cela » ou s'en détourne.
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La personnalité énonce ainsi la reconnaissance de sa responsabilité (implication).
L’absence de spontanéité ou la négation de la responsabilité par son attribution à l’autre, désigne la part non assumée de l’ombre.
La projection de la responsabilité sur autrui est une défense par une expression manifestant un besoin de déculpabilisation : « ce n’est pas ce que je voulais dire », « je l’ai dit mais ne le prends pas mal », « je ne l’ai pas fait exprès ».
Par conséquent, les éléments contextuels (situations, relations, représentations, coïncidences) de la vie et les effets du conflit d’intérêt émotionnel décrivent les divergences et contradictions internes.
















