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L’être humain évolue selon les dimensions de l’espace et du temps, il est possible d’y ajouter une autre composante dimensionnelle : « la conscience de soi ».

La conscience de soi découle d’un processus d’évolution psychique qui engage l’observation de soi (pensées) avec la capacité de détachement affectif (lâcher-prise) : « je ne suis pas la pensée ! » pour apporter le relâchement, le calme et le discernement d’une pensée et ainsi comprendre ses motifs réels avec lucidité.

Ancrer sa conscience procure l’état et le sentiment de présence consciente de soi au monde (à soi-même et aux autres) par la prise de conscience d’exister à chaque instant ici et maintenant.

L’ancrage est simplement l’idée d’être relié au monde et uni à soi-même dans l’instant présent.

Développer la conscience d’être au monde et d’être en soi, c’est accueillir les sensations corporelles de respiration : « je respire ici et maintenant, j’absorbe l’ambiance et je produis le souffle de ma vie », de toucher : « je sens le contact de mon territoire (enveloppe) corporel avec l’espace environnant », d’ouïe : « j’entends ma propre sonorité et le murmure de l’endroit qui m’accueille », de goût : « je savoure le goût et les caractères de mon existence » et la vue : « je perçois les images qui guident ma volonté ».

Accepter sa perception émotionnelle, c’est dire en soi : « j’existe dans l’instant du présent » qui représente une affirmation de soi invitant la reconnaissance des émotions et l’acceptation des sentiments. 

L’ancrage est l’outil psychique indispensable pour se sentir être (relié) à l’intérieur de soi-même.

Nourrir le sentiment d’être relié à l’environnement et à chaque être de l’humanité représente une action consciente qui compose un nouveau rapport au monde, « avec cette volonté et sans effectuer de mouvement vers l’extérieur, dans la simple posture d’ouverture et de réceptivité, je peux vivre différemment ma relation au monde et à moi-même ».

La conscience d’être relié à l’environnement et en interaction avec lui permet alors de ressentir un sentiment de paix intérieure, à distance de toutes les projections anxieuses (centrer est un mouvement intérieur et immobile contraire aux projections vers l’extérieur) : « je suis juste en moi car je est mon vrai centre ».

C’est à l’issue d’une démarche sincère et authentique que l’idée ou la pensée d’exister en soi devient la connaissance d’exister en soi (être en soi) résidant dans la conscience de soi.

Dire en soi : « je suis ma coïncidence et j’entretiens un rapport à toute chose », « je suis chaque partie du monde qui m’entoure » ou simplement : « je suis », dépasse l’émergence des émotions car le corps ne vibre plus de façon autonome et anarchique car il est la pensée et la pensée est le corps (réintégration consciente).

Dire en soi : « je suis au monde » permet de vivre pleinement sa conscience dans l’instant présent.

Dire en soi : « je suis ancré ici et maintenant, seul représentant de mon unicité (je suis le seul moi) », permet à la conscience de se relier à soi.

Dire en soi : « je ressens ma présence ici et mon unité maintenant » permet de ressentir l’ancrage et l’alignement par le lien aux objets psychiques situés à l’intérieur de soi-même et au-delà de soi.

Voici tous les articles du Carnet « E7 • Centrage » :

Au fil des mots :

  • « C'est avoir tort que d'avoir raison trop tôt. »

    Marguerite Yourcenar

  • « L'habitude nous réconcilie avec tout. »

    Edmund Burke

  • « C'est le coq qui chante, mais c'est la poule qui pond les œufs. »

    Margaret Thatcher